Une fois de temps en temps, nous pouvons toucher, voir, sentir, participer ou goûter à quelque chose qui nous amène à un autre endroit ou dans un autre état d'esprit.
J'ai la grande chance de faire parti d'un cercle de personnes qui aiment se rencontrer et partager une passion : le vin.
Ce qui est le plus magnifique, dans ce groupe de personnes, c'est que la plupart d'entre nous n'aurions probablment pas l'opportunité de se côtoyer si ce n'était du vin et du forum où nous passons tant de temps à discuter et échanger sur notre passion commune : Fou Du Vin.
Et bien, hier midi, nous avions organisé un petit diner entre amis à mi-chemin entre Montréal et Sherbrooke, au restaurant Da Teresa de Granby pour se rencontrer sous le prétexte de partager quelques quilles...
Dans le groupe, de temps à autre, une personne apporte une bouteille qui représente autre chose que seulement le vin et possède soit une histoire ou nous amène dans un autre état d'esprit et nous fait apprécier la vie, tout simplement. Et bien, hier midi, un fou (!) nous a apporté quelque chose du genre :
J'ai été l'homme désigné, ou peut-être juste celui ayant le moins de gêne, pour ouvrir ce morceau d'histoire devant nous. J'ai plongé le limonadier dans le bouchon, et ceci arriva :
À ma grande consternation et ne voulant pas risquer d'endommager la bouteille, j'ai refilé immédiatement le contenant et son noble nectar à un spécialiste des vieilles bouteilles qui plongea le bouchon encore plus profond dans la bouteille et le versa dans une carafe.
Avant même de boire le vin, il faut comprendre que cette bouteille a passé à travers la deuxième guerre mondiale et que la région au complet (Bordeaux) était envahie par les Nazis ainsi qu'ils utilisaient la plupart des châteaux comme quartiers et bureaux. Nous sommes aussi tous au courant de leur appétit à piller tout ce qui avait de valeur dans la plupart des endroits qu'ils ont conquis durant ces années noires.
Alors de pouvoir tremper ses lèvres dans quelque chose qui avait autant d'histoire, en aussi bonne compagnie, relevait tout simplement du divin et je dois dire que je n'ai été frappé du sentiment que quelques heures après le fameux diner.
Voilà pourquoi, en quelques mots, je bois du vin. Pour le partage entre amis et les émotions que tout cela peut procurer et la passion qui s'enflamme si facilement lorsque partagée...
Un énorme merci, Marc, pour ce plaisir que tu m'as (nous as) procuré en ce petit vendredi 13.


Salut Olivier!
ReplyDeleteDeviendras-tu un jour un adepte de vielles bouettes toi aussi!! ;-)
J'ai déjà hâte au prochain vendredi 13!
Santé!
Dominic
Merci de partager cette belle expérience! Comment était le 1935? Seriez vous d'accord pour que nous mettions un lien vers ce billet sur notre site internet? Nous nous sommes permis de partager votre billet sur Facebook...
ReplyDeleteA bientôt,
L'équipe du Château Coutet
Ce Filhot 1935 avait complètement digéré son sucre. Il était surtout sur des arômes de tire-caramel, ananas en canne et montrant un peu de noix de coco en finale. Très digeste et surtout très vivant. Une petite jeunesse.
DeleteJe n'ai aucun problème à ce que vous mettiez un lien vers mon billet sur votre site, j'en serais même honoré!
Olivier Landry
Aussi, si ça vous intéresse...des amis à moi (dont celui qui a partagé ce Filhot 1935 avec nous) ont aussi bu un Château Coutet...1928!
Deletehttp://www.fouduvin.ca/viewtopic.php?f=14&t=18996&p=219432
Olivier, des pinces à porto que ça prend !!! Je me répète, je le sais...
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